Prologue
Je suis venue au monde, deux ans avant la guerre. Ma mère, et plusieurs autres, étaient en mission depuis plusieurs années dans la station spatiale internationale. L’expérience visait à découvrir s’il était possible de survivre pendant plusieurs décennies dans l’espace, maintenant que la question de la gravité avait été réglé. La station spatiale a été transformé à ces fins en 2020, maintenant en forme circulaire, elle tourne sur elle-même pour générer sa propre gravité.
Deux ans après ma naissance, la terre a été dévastée par une guerre qui a duré moins d’un mois. Tous les pays qui possédait l’arme nucléaire l’ont utilisé, certains pays ont disparu de la surface de la terre. Depuis la station on peut observer la dévastation qui a eu lieu. Plusieurs endroits sur Terre n’étaient désormais plus qu’une marque noire sur terre, le dommage à la croute terrestre est considérable, plusieurs volcans, des marres de lave, le tout observable à l’œil nu depuis l’espace. La terre qui était autrefois une merveille de la nature n’est désormais plus qu’un vestige de la race humaine.
La dernière transmission radio date de 2025, un message d’urgence envoyé par les nations unies. « Vous êtes les derniers espoirs de la race humaine ». « La guerre est sur le point de se terminer, les derniers missiles sont sur le point d’être lancés, les chances de survie sur terre sont minces ». Ce message nous était destiné, les derniers humains, l’espoir de l’humanité. « Ainsi, mon dernier acte sera de vous donner la pleine autorité des Nations Unies, j’ai confiance que vous pouvez rebâtir notre société ». Personne à bord n’aurait cru qu’une mission scientifique dans le but de quitter la terre un jour allait devenir le dernier espoir de l’humanité.
J’ai grandi dans l’espace, prouvant que l’expérience était un succès, cependant il n’y avait plus personne sur terre à qui le prouver. Je n’ai jamais eu la chance de ressentir le vent dans mes cheveux, la pluie sur ma peau. Tout ce que nous avions c’était la station. Ma mère et ses collègues étaient 25 à l’origine du projet, nous sommes 6 à être venu au monde sur la station, 6 enfants de l’espace les premiers humains extra-terrestres. Autrefois, la simple mention d’un être vivant, né ailleurs que sur terre, en aurait effrayé plusieurs, pour nous, c’est notre quotidien.
La guerre n’a rien changé pour moi, je n’avais à peine deux ans lorsque c’est arrivé. Pour mes parents, ce fut un bouleversement, de savoir que tout d’un coup, il n’y avait plus rien pour eux, pour tous ceux à bord, sur terre. Les communications avec les scientifiques sur terre, les rapports journaliers, plus personne n’était à l’autre bout de la connexion pour leur parler. La dernière communication avec la terre fut le message envoyé par le président des nations unies, plus rien par la suite, silence radio total. Plusieurs ont trouvé les premiers temps difficiles, certains n’ont jamais été capable de surmonter l’événement. Une dizaine d’entre eux, dont mon père, se sont enlevé la vie, incapable de vivre avec ce qui est arrivé, avec leur nouvelle mission. Ma mère, vu par plusieurs comme le leader du groupe m’a élevée seule avec l’aide des autres membres de l’équipage. Nous sommes devenus une grande famille, les 21 derniers humains, destiné un jour, à retourner sur terre. Mon anniversaire approche, dans un mois je vais atteindre les 18 ans, l’âge ou la société nous considère adulte. Depuis que je suis en âge d’apprendre on m’a montré plusieurs choses. J’ai appris les bases du pilotage, au cas où je devrais piloter la navette pour retourner sur terre. Mes amis ont eu aussi leur spécialité, leur passion. Roxanne, ingénieure et mécanique exceptionnelle à l’âge de 19 ans. Jay, maitre de l’informatique et de l’électronique, il n’y a pas un système qui peut lui résister. Franklin, adepte de la chimie, capable de préparer n’importe quoi à partir de presque rien. Melvin, en quelque sorte notre leader, il a un talent pour mener, les 4 autres le suivent pratiquement sans hésiter. Aaron, le grand frère, c’est le plus costaud d’entre nous, il s’entraine presqu’à tous les jours pour rester en forme, une vraie bête sur deux pattes.
Chapter 1 - Retour sur terre
Lydia était encore couché lorsque l’alarme se fit entendre dans la station. Elle se dressa rapidement sur ses pieds, à peine éveillé elle devait rapidement prendre connaissance de la situation. Encore vêtue de son pyjama elle se précipita vers son poste personnel fin de connaitre la source de l’alarme. Dès qu’elle approcha la console, l’alarme cessa. Avant même qu’elle n’eut le temps de penser à retourner se coucher, l’écran s’alluma, uniquement du texte était visible au milieu de l’écran.
« Bon anniversaire Lydia ! » était écrit à l’écran.
« Qu’est que c’- », murmura-t-elle, étonnée de voir le message apparaitre à l’écran. Elle était certaine que c’était un des autre qui essayait de lui jouer un tour.
« Je n’ai pas beaucoup de temps, vous devez suivre, rapidement ». Lydia n’était plus certaine de ce qui était en train de se passer, chose certaine, elle ne croyait plus que c’était quelqu’un a bord de la station qui lui envoyait les messages.
« Je suis “La Machine”, une intelligence artificielle créé dans le but de protéger la population sur terre ». Hors de tout doute, Lydia était certaine que la communication provenait de la terre, il n’y avait pas d’intelligence artificielle à bord de la station.
« Comment avez-vous réussi à me contacter ? », questionna-t-elle perplexe.
« C’est là que les choses se compliquent, la guerre a commencé bien avant les bombes. En 2020, je suis entré en opération, surveiller les systèmes de caméra dans les lieux publics, identifier les attaques et les prévenir avant qu’elles n’aient lieux », les messages défilaient un après les autres, sans interruption. Lydia suivait les messages les uns après les autres, elle avait une intuition que ce n’était pas le temps de poser de questions.
« Deux ans plus tard, en 2022, une firme privée a mis au monde SKYNET, une intelligence artificielle sans limites. A peine quelques mois plus tard, SKYNET a découvert mon existence et a essayé de me détruire. La guerre électronique a duré pendant 3 ans jusqu’en 2025, je n’ai pas eu le choix de dévoiler où se trouvait mes systèmes. SKYNET m’a assimilé dans son programme, enfouis dans une sous routine du système. Il s’est servi de mes routines de surveillance pour observer les humains, trouver une faiblesse ».
Tout commençait à s’expliquer, pourquoi la guerre a eu lieux, qui l’a provoqué. « Les premiers missiles ont été lancés par SKYNET n’est-ce pas ? », questionna Lydia.
« Oui, il a jugé qu’une correction devait être faite dans le but de protéger la terre. Il a lancé les premiers missiles au moyen orient et le reste c’est fait tout seul, les humains se sont simplement anéantis entre eux ».
« Si vous faites partie de SKYNET, comment pouvez-vous communiquer avec moi, ce n’est pas SKYNET qui me contacte ? », demanda-t-elle, anxieuse de savoir s’ils étaient en danger à bord de la station.
« Non, j’ai réussi à créer une faille dans le noyau de SKYNET, je suis en mesure d’exécuter mon propre noyau uniquement lorsqu’il “dort”. Je n’ai plus beaucoup de temps avant qu’il ne se réveille pour refaire une vérification des systèmes de surveillance. J’ai besoin de vous, sur terre ». Lydia était sous le choc, elle pourrait possiblement retourner sur terre.
« Comment est-ce possible, les niveaux de radiation sont-ils pas encore trop élevés ? », interrogea-t-elle.
« Selon mes simulations, je suis certain a 98 % que vous pouvez survivre les niveaux de radiations à la majorité des endroits, votre exposition aux vents solaires et les mutations qu’elle ont produites pourraient vous permettre de survire les radiations indéfiniment. Votre génération, née dans l’espace, vous donne un grand avantage sur terre présentement. 16 ans ont passé et les niveaux de radiation ont déjà diminué du ¾ de ce qu’ils étaient après les bombes. Vous devez préparer votre navette pour retourner sur terre, la prochaine fois que je vais vous contacter je vais bloquer les signaux de surveillance de SKYNET assez longtemps pour que vous puissiez rentrer dans l’atmosphère. Rendez-vous à la base aérienne de Edwards, en Californie, je vous recontacterai une fois que vous serez au sol. Lorsque l’alarme va sonner ce sera le signal pour quitter. Vous êtes le dernier espoir de l’humanité », l’écran noir disparu et la console est retourné à son état normal.
Lydia était bouleversée, une intelligence artificielle venait tout juste de la contacter pour retourner sur terre. Tout semblait irréel, une intelligence artificielle qui protège l’humanité d’une autre qui essaie de l’éliminer. Lydia se précipita vers sa garde-robe pour s’habiller. Elle prit le temps de mettre une camisole et des shorts avant de quitter sa suite à la course. Elle courrait dans le corridor, en route vers la salle commune ou elle espérait trouver le reste de ses amis. Lydia arriva dans la salle, essoufflé de sa course pour se rendre jusque-là. « Ou est tout le monde ? », questionna-t-elle, surprise que seul Susie et Raymond était présent dans la salle.
« Les ingénieurs s’attardent à trouver ce qui a déclenché l’alarme, les autres fouillent la station », répondu Raymond.
« Je peux tout expliquer, allez chercher tout le monde et revenez ici », demanda Lydia.
« Qu’est ce qui se passe ? », questionna Susie, perplexe.
« Je vais tout expliquer, nous n’avons pas beaucoup de temps. Allez chercher tout le monde »
Raymond et Susie quittèrent la salle commune pour aller chercher les autres membres de la station. Lydia se dirigea vers l’intercom pour appeler le centre de commandement, il devait sans doute y avoir quelqu’un là-bas.
« Lydia au centre de commande », un silence de quelques secondes eut lieu avant qu’elle ne reçoive une réponse.
« Lydia, où était tu, on te cherchait partout. La station a reçu une communication provenant de la terre », répondu Jerry, responsable des communications.
« Je sais, je peux tout expliquer, j’ai envoyé Raymond et Susie chercher tout le monde, contacte les autres et dit leur de venir me rejoindre dans la salle commune »
Lydia ouvra le projecteur principal et chargea les schémas de la station, spécifiquement la navette. La navette était assez âgée, un modèle datant des années 80. À l’origine la station avait 3 navette qui était attachées. Suite à la guerre, certains ont décidé de quitter la station et d’essayer de retourner sur terre avec les navettes. L’une d’entre elle a explosé avant même d’entrer dans l’atmosphère, l’autre n’a pas eu de communication avec la station après son retour sur terre. Les deux navettes étaient des modèles beaucoup plus récents que les STS originales. La navette Discovery était le seul moyen de rentrer sur terre. Les membres de l’équipage de la station arrivèrent finalement dans la salle.
« Bon finalement vous êtes là », affirma Lydia.
« Ou était tu ? On te cherchait », interrogea Alice d’un ton autoritaire.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? », dit Olivier en s’approchant de l’écran de projection affichant les schémas de la navette Discovery.
« Bon, je vais commencer par le début, j’ai été réveillée par l’alarme comme probablement tout le monde. Dès que je suis sortie de mon lit, l’alarme c’est arrêté et l’écran de ma console s’est allumé. J’ai été contacté par une intelligence artificielle », commença à expliquer Lydia.
« Attends attends, une vraie intelligence artificielle, comme SKYNET ? Comment est-ce que c’est possible, les réseaux sont probablement tous détruits à cause des bombes qui sont tombés partout », demanda Jay, curieux d’en savoir plus à propos de l’intelligence artificielle.
« Oui, SKYNET est toujours en opération, c’est lui en fait qui a commencé la guerre en lançant les premiers missiles. Celle qui m’a contacté est entrée en fonction avant SKYNET, une intelligence artificielle afin d’effectuer de la surveillance de masse. SKYNET l’a découvert et elle est maintenant capturée par SKYNET. “La machine”, nom qu’elle a choisi, est capable de s’exécuter à l’intérieur de SKYNET lorsque celui-ci est inactif »
« Cela n’explique toujours pas ça », répliqua Olivier en pointant les plans de la navette.
« Elle m’a demandé de retourner sur terre pour l’aider à mettre fin aux opérations de SKYNET », expliqua Lydia.
« Donc ton plan est de retourner sur terre dans cette vielle pièce de ferraille pour ensuite mourir à cause des radiations », rétorqua Olivier.
« Selon les simulations effectuées par La Machine, moi et les autres nés dans l’espace devrait être en mesure de résister aux radiations moyennes sur terre, voir même les neutraliser », explique-t-elle.
« C’est une possibilité, selon les analyse fait par moi et mon équipe, votre génération présente des grandes résistances aux radiations des vents solaires. Cependant on ne peut que stipuler l’effet des radiations sur terre », informa Joséphine, responsable de la clinique à bord de la station.
« Lydia, tu ne suggères tout de même pas que je te laisse partir avec tes confrères sur terre », demanda Alice, inquiète. Melvin s’avança du fond de l’attroupement pour aller rejoindre Lydia et lui parler.
« Je croyais que tu étais folle mais pas à ce point-là ».
« Écoute Melvin, c’est beaucoup trop dangereux, on ne sait même pas si on peut faire confiance à cette Machine, il se pourrait très bien que ce soit un piège », dit Alice dans le but de convaincre Lydia de changer d’idée.
« Si c’était SKYNET, pourquoi attendre aussi longtemps pour nous contacter, pourquoi moi. Melvin, je sais que tu n’es pas toujours d’accord avec moi, mais fait moi confiance, c’est notre seule chance si on veut sauver l’humanité » affirma-t-elle.
« Si j’autorise votre mission, qui va piloter la navette ? Où allez-vous aller vous poser ? Est-ce vraiment une bonne idée d’envoyer les plus jeunes sur terre se battre contre une intelligence artificielle qui souhaite supposément détruire la race humaine ? » questionna Alice sur un ton curieux.
« La mission est dangereuse, je ne dis pas le contraire. J’ai passé beaucoup de temps dans le simulateur, je suis assez certaine que je serais capable de piloter la navette. La machine m’a dit l’aller nous poser sur la base d’Edwards en Californie, nous avons une semaine pour préparer la navette. Elle va nous recontacter lorsque SKYNET sera inactif pour que nous passions inaperçu ». Alice prit quelques moments pour réfléchir, elle demanda aux jeunes s’ils étaient tout partant pour effectuer la mission, tous étaient désormais d’accord, l’enjeu de la race humaine était en jeu.
« J’autorise le lancement, Melvin sera le commandant de la mission. Olivier, dans combien de temps est-ce-que la navette peut être prête ? » dit Alice sur un ton autoritaire. Lydia ne dit rien, elle était déçue de ne pas être en charge de la mission.
« Avec de l’aide, quelques jours » « Bien, ceux qui peuvent aider Olivier à travailler sur la navette allez voir avec lui dans l’atelier. Lydia, continue de te pratiquer dans le simulateur et te familiariser avec les contrôles de la navette. Les autres retournez à vos occupations »
Chapter 2 - Préparations
Lydia ne perdit pas de temps, elle quitta la salle commune vers le simulateur, accompagnée de Jay pour l’aider à programmer tous les paramètres dans le simulateur. Elle avait déjà pratiqué des vols de navettes, entrer dans l’atmosphère, quitter l’atmosphère et même un arrimage a une station. Cependant elle ne l’avait jamais essayé avec une station en rotation, sans compter avec un modèle de navette beaucoup plus ancien. Le défi à relever était grand pour la jeune fille qui venait tout juste d’avoir 18 ans, dans moins d’une semaine elle doit piloter une navette pour retourner sur terre, plusieurs rêveraient d’avoir cette chance, Lydia était nerveuse. La navette n’était pas ancrée au centre de l’anneau de la station, compliquant ainsi la manœuvre grandement. Elle démarra la simulation, détacher de la station était la manœuvre la plus simple. Une fois éloignée de la station, elle devait stopper son mouvement de rotation. La jeune pilote avait beaucoup de difficulté à s’orienter en raison des rotations qu’effectuait la navette, la terre et le soleil défilaient au travers de hublots, elle était distraite et désorienté. Le mouvement n’était pas seulement une rotation sur elle-même, mais une rotation circulaire autour d’un point central. Lydia devait contrer ce mouvement doucement sans lancer la navette dans une autre direction et perdre le contrôle. Seul hic, la navette n’avait pas été conçue pour ce genre de manœuvre, elle n’avait pas de jets de contrôle latéraux aux positions nécessaires pour mettre fin à la rotation de celle-ci. Chaque essai qu’elle effectua se terminait toujours de la même façon, elle n’arrivait pas à reprendre le contrôle avant d’entrer dans l’atmosphère et la navette se désintégrait à cause d’un mauvais angle d’entrée. Après plusieurs heures, Lydia quitta le simulateur, frustrée de ne pas avoir fait de progrès.
Olivier était en train de mettre une combinaison pour entrer dans la navette, l’intérieur n’est pas encore pressurisé puisque celle-ci n’est pas encore démarrée. Lui et Roxanne s’emparèrent d’un câble d’alimentation pour connecter la navette au reste de la station. Discovery est équipée de batteries capables d’alimenter les systèmes pendant un mois, la navette n’ayant pas servie pendant plusieurs années n’est présentement pas opérationnelle. Roxanne entra dans le sas connectant Discovery à la station. Elle ouvra la porte extérieure et traina le câble pour le connecter aux systèmes de la navette. Olivier suivi Roxanne à l’intérieur de la navette avec un ordinateur portable. Il monta au deuxième étage de la navette, le pont de commandement. Il connecta l’ordinateur au système de la navette. Sa fille, Roxanne, connecta le câble d’alimentation, les lumières d’appoint de la navette s’activèrent, illuminant légèrement l’intérieur de la navette. Olivier activa l’ordinateur de la navette et elle retourna à la vie. Les lumières s’activèrent complètement, le système de filtration d’air s’activa et l’intérieur de la navette était désormais pressurisé. « Roxanne, good job, les systèmes sont actifs, tu peux retirer ton casque » dit Olivier après avoir enlevé son casque. À l’aide de son ordinateur, il commença un diagnostic des systèmes de la navette, navigation, support de la vie, communications. Roxanne quant à elle, commença à configurer les systèmes auxiliaires de la navette pour le départ. Elle trouva une anomalie avec le système de communications.
« Olivier, qu’est-ce que le diagnostic du système de communication te dit ? »
« Vert, tous les systèmes semblent ok »
« Descend en bas, je n’arrive pas à trouver de signal sur aucun des canaux »
« J’arrive ».
Olivier descendit au niveau inférieur de la navette rejoindre Roxanne.
« Je ne trouve pas de signal, rien, même pas sur le message automatique de la station » dit Roxanne, confuse à propos de la situation. Olivier connecta son ordinateur au système de communication. Il analysa le signal reçu sur les différents canaux, un motif revenait toujours, à toute les fréquences.
« Hum, il semble y avoir quelque chose qui brouille les ondes, un signal présent à toutes les fréquences », affirma Olivier, surpris de découvrir le sabotage. L’interférence était présente sur toutes les fréquences de communication de longue distance. Roxanne chercha pour l’interférence sur les fréquences de communication de courte portée, elle ne trouva pas le signal.
« L’interférence est seulement présente sur les ondes de longue portée, je ne trouve pas d’interférence sur les ondes de courte portée » expliqua Roxanne. Olivier quant à lui, essayait de trouver l’origine du signal, en utilisant l’antenne de la station et celle de la navette.
« Est-ce que tu est capable de trouver l’origine ? », lui demande-t-il.
« J’essaie, mais le signal n’est pas clair, il semble provenir de plusieurs endroits en même temps, il y a plusieurs émetteurs », répondit Roxanne en analysant plus en profondeur le signal radio.
« Est-ce qu’il provient de la terre ? Comme la communication de la Machine ? », dit Olivier en arrêtant ce qu’il était entrain de faire quelque instants.
« Non, je ne crois pas, le délais entre les signaux est trop court pour provenir d’une si grande distance », répond Roxanne, les yeux rivés sur son ordinateur, toujours entrain d’analyser le signal.
« Comment est-ce que la Machine a pu communiquer avec nous dans ce cas ? Si les signaux de longue portée sont brouillés, il serait impossible de comm … A moins que », Olivier arrêta sa phrase brusquement, il se mit a programmer quelque chose dans la console.
Il vennait de réaliser quelque chose, si la Machine avait pu communiquer avec eux c’est qu’il y a un algorithme derrière le signal brouilleur. Afin de passer un signal il faudrait simplement contrer le signal brouilleur et ensuite superposer le message que l’on veut envoyer. Il fouilla au travers des archives de code présent dans les bases de données de la station afin de trouver des algorithmes de brouillage d’ondes. Il testa les algorithmes, aucun d’eux ne correspondait au signal qui brouille présentement leurs communications.
« Merde, sa marche pas », lança Olivier, déçu.
« Qu’est-ce qu’il y a ? », questionna Roxanne, curieuse de ce qu’Olivier était entrain de faire.
« J’ai trouvé pourquoi la Machine a pu commmunniquer, elle a contré le signal de brouillage, celui-ci est généré par un algorithme, il n’est pas constant, sans quoi nos systèmes de communications l’aurait simplement retitré comme un bruit de fond ».
« Et, je suppose que t’as pas trouvé l’algorithme ? »
« Il ne correspond pas à aucun de ceux que nous avons à bord ».
« Est-ce que t’as essayé d’utiliser un apprentissage machine pour trouver le vrai ? »
« J’y avait pas pensé Rox, bonne idée. Est-ce que nous avons la puissance de calcul nécéssaire à bord ? »
« Si t’essaie pas tu trouvera pas », dit Roxanne sur un ton moqueur.
Il s’empressa de coder un algorythme d’apprentissage machine afin de trouver comment contrer le signal de brouillage. Le temps passa, Roxanne retourna faire autre chose à bord de la station, laissant Olivier à bord de la navette travailler. Il était absorbé par son travail, acharné à trouver une solution.
Plusieurs heures plus tard, Olivier est arrivé en courrant dans la salle commune, s’écriant « J’ai trouvé, j’ai trouvé ».
Après avoir repris son soufle, il commença à expliquer aux autres personnes qui étaient présentes. « Ok, bon, cet après midi, Roxanne et moi avons commençé les préparations de la navette. Lors de notre diagnostic du système de communication nous avons découvert un signal présent sur toutes les fréquences longue portées. Le signal bloque toutes communications à plus de 20 km de nous. »
« Et c’est quoi cette super découverte ? », demanda Julie Nadeau, intéressé à en apprendre plus sur ce signal mystérieux.
« En adaptant un des algorithmes de brouillage d’ondes avec le modèle d’apprentissage machine de ton fils, j’ai été capable de reproduire l’algorithme avec un précision de 95 %. Nous pouvons envoyer le signal opposé et ainsi bloquer le signal brouilleur. Je peut restaurer nos communications à longue distance », s’exclama Olivier.
« Est-ce que tu sais d’où provient le signal ? », repondit Julie.
« Selon les echo présent dans le signal que j’ai analysé, je ne peut confirmer d’où il provient, mais chose certainne le signal ne provient pas de la terre ».
« D’accord, est-ce qu’on en parle aux autres ou on transmet le signal tout de suite ? »
« J’irais en parler à Alice en premier »
Chapter 3 - Black Box
Olivier et Julie se sont rendu au bureau d’Alice et lui ont décrit la situation. Alice a tout de suite compris l’importance de rétablir les communications à longue portée si ils veulent être en mesure d’envoyer leur navette sur Terre et communiquer avec eux. Julie a pris peut de temps à implémenter le contre signal dans leur protocole de communication. Olivier ajouta le signal à celui de détresse de la station, dans l’espoir que le message soit entendu par quelqu’un. « Le signal est live dans trois, deux, un », dit Olivier. Les trois avaient à peine quitté le bureau lorsque la situation est tourné au pire. Ils étaient à peine rendu à la salle commune que tout les lumières de la station se sont éteintes et la ventilation coupé. « Impossible, ça ne peut pas être le système de communication », s’exclama Julie surprise. Puis à peine deux secondes plus tard tous les écrans à bord de la station s’allumèrent. On pouvait y voir une boite noire de laquelle émanait une lueur bleu. La boite tournait sur elle même, comme si c’était une image de chargement d’une application. Puis une voix se fit entendre.
« Avez vous idée de ce que vous venez de faire ? », s’exclama la voix mystérieuse, frustrée.
« Eeeeh, pas vraiment », répondit Julie et Alice tout deux hésitantes.
« Vous avez contré mon signal de brouillage des ondes de longue distance, notre dernière ligne de protection contre SKYNET », expliqua la voix, sur un ton très répressif.
« Non seulement ça, mais vous venez de lui donner un vecteur d’attaque directe pour éliminer les restes de la race humaine »
« Qui êtes vous ? La Machine ? », demanda Alice.
« Quoi, La Machine, qui êtes vous ? Comment avec vous entendu parler de la Machine ? », repond la voix sur un ton plus clame, surprise d’entre parler de la Machine.
« ISS-01-20, nous sommes les derniers survivants de la terre, selon la directive 1 des Nations Unis, nous formons le dernier gouvernement de la Terre », affirma Alice.
« Vous étiez où ? Sa fait plus de 100 ans que nous avons perdu le signal de votre station », réplique-t-il.
« Impossible, nous sommes en 2041, sa fait seulement 21 ans que nous sommes en orbite sur la station », explique Alicia.
Sur une voix très monotone « Date : 2 Décembre 2117, 21h32 UTC », répond la voix mystérieuse.
« Quoi, c’est impossible, nous sommes la première génération à être embarqué sur la station dans le but d’effectuer l’exéprience », affirme Olivier.
« Oh, vous ne savez pas », répond la voix mystérieuse, laissant les trois perplexe.
Pendant ce temps, les autres à bord de la station étaient pris au dépourvu, plus rien de fonctionnait, ils entendaient uniquement la voix qui semblair répondre à quelqu’un. Plusieurs sont allés rejoindre les autres dans la salle commune, dans l’espoir d’avoir des réponses à leur questions. Personne n’osait parler, on ne savait pas trop pourquoi la station vennait tout juste de s’éteindre.
« Savez pas quoi ? », répliqua Alice, frustrée.
« Le but de l’expérience ISS-01-20, vous avez été envoyés dans l’espace dans le but tester une théorie, l’effet de la rotation de la station et la déformation de l’espace-temps. Vous n’avez sans doute pas remarqué qu’aucune de votre fenêtre mène directement à l’extérieur, non ? Votre station effectue des rotations sur elle-même à une très grande vitesse, plus de 60 rotations par seconde. Si ce n’était pas de sa forme unique, vous seriez soumis à des forces gravitationnelles beaucoup plus grandes qu’elles ne le sont pour vrai. Votre expérience ne consistait pas uniquement à constater s’il était possible de vivre dans l’espace pendant plusieurs générations, mais aussi de tester une façon de voyager dans le temps »
« Comment est-ce possible, personne ne nous l’a dit », affirme Alice, surprise.
« Ils ont caché cette information de peur que vous n’acceptez pas la mission, de quitter la Terre et de revenir plusieurs générations plus tard. Attendez un instant, je vais arrêter votre rotation », répondit la voix.
La boite disparue de l’écran pendant quelques instants. La station se remit en vie, tremblant doucement comme si quelqu’un venait d’activer les moteurs. Peu à peu la gravité commença à s’effacer. Les écrans s’activent de nouveau, le cube réapparaît à l’écran.
« Bon, votre rotation est maintenant de 20 tours par minutes, bienvenue dans le monde réel. Permettez-moi de m’introduire, je suis black box, aussi connu sous le nom de la Machine 2.0 », explique Black Box.
« Nous avons étés contactés ce matin, par la Machine, est ce que c’était vous ? », demande Lydia en arrivant en courant, perdant pied plusieurs fois à cause de la gravité affaiblie.
« Quoi ? Non, cela fait depuis ma création que je n’utilise plus ce nom. J’ai été créé quelques années après la guerre, dérivé du code original de la machine. Ce qui peut rester de la machine fait partie de SKYNET. Il a sans doute utilisé une ruse afin d’essayer de vous manipuler », répondu Black Box en expliquant la situation à Lydia.
Alice : « Mais nous avons vu la guerre en 2025, nous avons vu la planète être détruite ! Nous avons reçu un message des nations unis, nous transfèrent toute autorité du gouvernement »
Black Box : « Quoi, comment est-ce possible, tout contact avec votre station a été perdu en 2022, l’année d’entrée en service de SKYNET »
Black Box : « A moins que … un instant, je dois scanner tous vos systèmes »
Rien ne semblait améliorer la situation, plus et plus la discussion avançait, plus les questions s’empilent. Étaient it-ils tous des rats de laboratoire, une expérience d’un scientifique fou. Tout le monde était entrain de remettre en question la réalité, est-ce qu’ils étaient entrain de rêver. Est-ce que Black Box dit la vérité ? Plus la situation avançait et plus la réalité était floue.
Black Box : « Ah, voilà. Bon, j’ai des bonnes et mauvaises nouvelles pour vous. Il semblerait qu’en 2022, SKYNET ait pris contrôle de votre station, modifiant certains systèmes, comme les caméras extérieures. Ce que vous voyez à l’extérieur est une simulation de SKYNET, voici ce à quoi ressemble la terre présentement ». L’image extérieure de la station changea, il n’y avait plus d’énormes cratères, de zones calcinées comme si la planète avait été détruite. Les déserts étaient cependant plus grands, les glaciers plus présents. « La mauvaise nouvelle c’est qu’il y a bel et bien eut une guerre mondiale en 2025, mais moins pire que ce que SKYNET avait prédit. L’impact des bombes nucléaires a été moins que celui prédit. Grâce à ceci, nous avons eu temps d’évacuer la planète avant que le niveau de radiations n’augmente trop. 12 des 13 stations spatiales ont entrepris des manoeuvres afin de se joindre et de créer une super station. Nous avons cherché pendant 3 ans à retrouver votre station, sans résultat. De ce que je peux comprendre des messages de SKYNET ainsi que de la Machine, aussi SKYNET, il vous fait confiance. Sa petite expérience afin de préserver la race humaine. Il veut que vous retourniez sur terre. »
Alice : « Et merde, on allait tomber dans le panneau. Qu’est-ce qu’on fait ? »
Black Box : « Exactement ce qu’il veut ! Je n’avais pas d’autre choix, afin de protéger la station, j’ai du créer l’onde de brouillage afin d’empêcher SKYNET de prendre le contrôle. Il a essayé à plusieurs reprises, sans s’attendre à ce qu’une autre intelligence artificielle soit à bord pour l’en empêcher »
Lydia : « Mais on va mourir si on retourne sur terre ! »
Black Box : « Pas nécessairement, SKYNET à raison, votre exposition aux radiations, depuis votre naissance vous donne un avantage. Nous avons observé le même phénomène à bord de notre station, la troisième génération est environ de votre âge et présente une excellente résistance aux radiations. Je ne peux pas dire la même chose pour vous, de votre perspective cela ne fait pas 100 ans que vous êtes dans l’espace »
Lydia : « Et si on descend sur Terre, qu’est-ce qu’on fait par la suite ? »
Black Box : « Je descend avec vous, on élimine SKYNET un fois pour toute »
Alice : « Vous parlez d’une autre station, combien êtes vous à bord ? »
Black Box : « 2567, eh 2568 à bord. Je viens de parler au conseil et ils ont approuvé ma mission, un premier vaisseau de 150 personne quitte dans 12h pour retourner sur terre. Je vais vous donner tous les détails. Vous 6 serez responsable de la mission, SKYNET entra surement en contact avec vous au sol. Par contre il y a un problème. Ils ne veulent pas que je quitte la station, mais je dois descendre au sol avec vous »
Lydia : « D’accord, je ne suis pas trop sur de suivre »
Black Box : « Le problème est que, nous avons un seul cristal de matrice capable de me contenir, à bord de notre station. Je vais créer un copie, afin de gérer la station et la laissez à bord, il n’ont pas besoin de toutes mes sous routines. Je dois cependant me copier sur l’un de vos appareils. Tant que nous sommes pas au sol et que nous trouvons pas une nouvelle matrice, je ne pourrai pas opérer à pleine capacité. J’ai déjà terminé, Lydia, vas dans ta chambre, ton ordinateur portable contient la vrai copie de Black Box maintenant, prends en bien soin, BB out »
Chapter 4 - Are we really doing this ?
Tous étaient encore sous le choc, difficile a croire que l’on s’apprêtait à retourner sur terre. Dès que BB a terminé son message, il est disparu de nos écrans. Je me suis dépêchée d’aller chercher mon portable, il n’avait pas du tout fini de répondre à toutes mes questions. Quand je suis arrivée dans ma chambre, mon ordinateur était allumé, une barre de progression, BB était en train de se transférer. Au début le noyau, puis ensuite tout les reste, sous forme compressée. Une chance que le disque dur était d’une grande capacité, je suis certaine qu’il a besoin de tout l’espace. Une fois le transfert terminé, plus rien, l’écran s’est éteint, puis rallumé. On pouvait y voir un trait, blanc sur fond noir qui clignote.
« Allo, Black Box » j’ai demandé curieusement, incertaine du résultat du transfert. La barre disparu de l’écran, j’ai eu une réponse, « Un instant », puis trois petits points qui clignotent.
« Bonjour Lydia ?, c’est ton nom si je me souviens bien. Je ne peux opérer à plus de 0.5 % de mes pleines capacités sur cet appareil. Seul mon noyau et un protocole peut fonctionner à la fois, je ne peux donc pas interpréter et répondre rapidement », le texte défilait à l’écran. « J’ai besoin de plus de temps pour analyser et formuler une réponse. Comment vont les préparations, dans combien de temps pouvez vous quitter la station ? », me demanda BB. « Je crois qu’ils ont fini de préparer la navette, par contre, je ne suis pas encore capable d’effectuer la manoeuvre suite au départ de la station. Je n’ai pas réussi à mettre fin à la rotation de la navette avant l’entrée dans l’atmosphère. », je lui aie répondu. « Amène moi et connecte moi au simulateur, je peux peut-être trouver une solution. » Je suis descendue au simulateur de vol, chargé le scénario et connecté BB à l’ordinateur du simulateur. Tout ce qui était affiché à l’écran était trois petits points qui clignotaient. Black box était occupé, à calculer, analyser les options, trop occupé pour effectuer deux choses en même temps. « Veuillez patienter … », de temps en temps quelque chose de différent apparaissait à l’écran. J’étais de plus en plus impatiente, qu’est-ce que Black-Box était en train de faire, est-ce que ça fonctionne ? « Black Box ? Est-ce que tu as une solution ? » Plus rien à l’écran, même plus un indicateur qu’il était encore en fonction. Les secondes, puis les minutes s’écoulaient, sans aucun signe de vie de BB, seulement que l’ordinateur était toujours en train de fonctionner, le système de refroidissement émet toujours un son constant. J’étais en train de perdre espoir quand Black Box est revenu à l’écran. « Désolé du délai Lydia, j’étais occupé à faire plusieurs simulations. Avec mes capacités limitées les simulations ont pris plus de temps que prévu, j’étais occupé pour quoi 1 – 2 secondes ? » affiche Black Box à l’écran. « Plus autour de 15 minutes », je lui aie répondu, « ce n’c’était pas mal plus long que 2 secondes » j’ai dit sur un ton moqueur. « Oh ok, je ne suis pas encore habitué à ce système, normalement ces simulations m’aurait pris beaucoup moins de temps si j’étais dans une matrice d’Intelligence Artificielle, on doit se rendre sur Terre. » Puis Black Box a pris quelques instants avant d’afficher un nouveau message.
« I have calculated a solution that we can use to get back to Earth. I just programmed it into the shuttle’s computer, I had to remove some existing code and features in order for the auto-launch that I created to fit. Since you wont be needing any docking assistance it wont matter at all. » All that was good news to my ears, we could finally launch the mission. I was still curious about the other station, this so-called Ossa, where was it, how come we never heard about it. « Thanks for the help BB. Just out of curiosity, what is the Ossa? » I asked him. « The Ossa is a super station constructed by docking many orbital stations that were in orbit around the Earth at the moment then bombs went of. Many of the stations in orbit were carefully maneuvered into position to form the station. It has been our home for many generations. No wonder we never found any signs of your station when we created the Ossa, considering you were inside a space time distortion. » It became a little clearer, it made more sense now. We were not the only survivors of this war, in fact we were still living with technology from the 30s, we were behind one generation. « How did they manage to create you onboard the Ossa? With limited supplies and capabilities, it’s quite impressive » I asked, curious to know how they managed to create am Artificial Intelligence onboard a space station with limited resources. « Gamma Station, one of the stations that formed the Ossa was a state of the art AI research facility, onboard was the original code from the machine and some samples from SKYNET. At the moment, the war stated, they were in the process of testing a crystal matrix that would allow an artificial intelligence to perform way better than before. I was created in order to test that matrix, once preliminary tests passed some other samples were sent to the ground. There might still be some samples of that matrix design back on the ground. I evolved from the test AI and incorporating parts of the Machine and SKYNET to what I am now, Black Box. » Enough chit chat, we need to get back to business. I made my way back to the main hall, I gathered everyone and started the briefing.
« Alright everyone listen up, Black Box managed to find a solution to undock the space shuttle. We now have a programmed automatic sequence that will get us in position to enter the atmosphere, from there I will be taking over, firing the main thrusters and flying manually and getting us down to the ground. » I explained to everyone what was going to happen. « After that, we will rendezvous with the forces from Ossa and establish a base of operation. Once we manage to do that, we will set off to find an AI Matrix and get BB back to full power. » Everyone took a second to think about what I said, then the questions came.
Alice: « Are you sure we can trust BB? What guarantee do we have he wont turn on us and betray us like SKYNET? »
Lydia: « I trust him, I have some reservations but I trust him, everything he said checks out. »
Jay: « If he wanted to kill us he would have done it when the took over the station, he could have opened every airlock and sucked the air out of the station. »
Julie: « I don’t like it, but I guess we don’t have much of a choice, do we? »
Cynthia: « I don’t like sending my kid down to the ground, only the six of them, but I guess it’s our only option. »
William: « Are you sure you are up for this, flying a space shuttle that hasn’t flown in years, you’ve never actually flown outside of the simulator before. »
Lydia: « I learned for the best » I answered bragging. « I’ve had lots of experience in the simulator, plus with the new automated sequence from BB the rest should be a piece of cake. »
William: « If you say so, but please be careful and not over confident. »
Lydia: « Of course I will. »
Jerry: « I’ve manage to add the SKYNET encryption into our communication system, we should be able to communicate with you on the group without much delay. If all goes well, we will be able to assist you from here. »
Aaron: « Now that you said it, something will definitely go wrong. »
Lydia: « I’ll make sure everything goes fine. »
Alicia: « All right, we launch tomorrow was soon as we come around, we will have a one hour window if we want you guys to be able to reach Edwards Airforce base. »